Les principaux informations sur La Boîte À Merveilles

–>Notes sur la vie de l’auteur:

Ahmed Sefrioui est né à Fès en 1915 décédé le 25 septembre 2004. Ses parents d’origine berbère s’installent à Fès. Son père devient alors meunier dans la vieille Medina. Après ses études secondaires, Ahmed Sefroui exerce plusieurs métiers avant d’être admis au Service des Arts et Métiers marocains. Son premier livre est le Chapelet d’Ambre, qui a obtenu le grand prix littéraire du Maroc.

–>Notes sur le genre:

A la question : qu’est – ce qu’une autobiographie?, diverses réponses sont proposées . Retenons pour sa clarté et sa précision, la définition proposée par Philippe Lejeune dans le pacte autobiograhique et d’après laquelle l’autobiograhie serait : ” le récit rétrospéctif en prose qu’une personne réelle fait de sa propre existence lorsqu’elle met l’accent sur sa vie individuelle, en particulier sur l’histoire de sa personnalité”1 D’après son ouvrage désormais classique, Le jeune souligne le souci de vérité et attire l’attention sur la fusion de l’auteur – narrateur personnage dans ce genre . L’autobiographie étant une variante du roman, elle constitue avec les mémoires, le journal intime et le roman à la première personne une arborescence regroupée sous le terme générique de “littérature du moi”

–>Pourquoi l’autobiographie?

L’auteur à un moment de sa vie éprouve le besoin de révéler ce qu’il a de plus intime à autrui, soit pour se justifier, soit pour s’apaiser, soit pour instruire ou tout simplement pour se chercher soi-meme.

>Les personnages de la Boite à Merveilles:

Je : c’est l’auteur-narrateur-personnage. Il est le fils de lalla Zoubida et de Sidi Abdeslem. Il s’appelle Sidi Mohamed.

La Chouaffa : c’est la principale locataire de Dar Chouaffa et on l’appelle tante Kanza.

Dris El Aouad : c’est un fabriquant de charrues. Il est l’époux de Rahma. Il a une fille âgée de sept ans qui s’appelle Zineb. Il habite le premier étage de Dar Chouatta.

Fatma Bziouya : elle partage avec la famille du narrateur le deuxième étage, son mari Allal est jardinier de son état.

Abdallah : Il est epicier. Le narrateur lui attribue toutes les histoires merveilleuses qu’il a eu l’occasion d’entendre.

Le fquih du Msid : un grand maigre à barbe noire, dont les yeux lançaient des flammes de colère et qui habitait rue Jiat.

Lalla Fatouma : la caissiere du bain maure.

Lalla Aïcha : une ancienne voisine de lalla Zoubida, c’est une chérifa qui a su rester digne malgré les revers du sort et dont la connaissance flattait l’orgueil de lalla zoubida.

Driss le teigneux : fidèle serviteur de Sidi Abdeslem, il garnissait les canettes et faisait les commissions.

Allal le fournier : il habite à Kalklyine et il est marié à Khadija la soeur de Rahma. Après un pèlerinage à Sidi Ali Boughaleb, le couple a réussi à avoir un bébé. En se rendant au baptême de ce dernier, Rahma a égaré sa fille Zineb.

Le clan des mendiants et leur chef : ils ont été conviés au repas pour les pauvres organisé par Rahma pour remercier Dieu de lui avoir rendu sa fille Zineb.

Moulay Larbi Alaoui : c’est le mari de lalla Aicha. Il est babouchier. Il s’est disputé avec son associé Abdelkader. Ce dernier non content de ne pas restituer quatre-vingts rials prêtés par Moulay Larbi, prétend avoir versé la moitié du capital de l’affaire de Moulay Larbi. En tranchant dans ce litige, les experts se sont prononcés en faveur de Abdelkader.

Abdenbi: une mauvaise langue qui affirme avoir vu Abdallah entrer dans un vulgaire fandouk.

Lahbib : il raconte avoir vu disparaître mystérieusement Abdallah dans une Zaoua.

Le boutiquier : marchand à la Kissaria qui vendit à lalla zoubida le gilet rouge destiné à Sidi Mohamed pour la fête de l’Achoura.

El Haj Ali Lamrani : marchand de thé du quartier Sagha et père de Sidi Ahmed qui va épouser la fille de Sidi Omar le notaire.

Si Abderrhaman: le coiffeur du père du narrateur et le père de la deuxième épouse de Moulay Larbi le babouchier.

Maalem Bnou Achir : un autre coiffeur qui occupe la boutique en vis-à-vis de celle de Si Abderrhaman.

Maalen Abdeslem : le nom du père du narrateur.

Oncle Hammad : un client de Si Abderhaman qui souffre de plusieurs maux et auquel le coiffeur recommande une recette qu’il prétend très efficace.

Sidi El Arafi : un voyant aveugle recommandé à lalla Aïcha par Khadoui lalaovia qui affirme que tout ce qu’il a prédit s’est réalisé point par point.

Hammoussa : le condisciple du narrateur au Msid et surnommé ainsi parce qu’il est le plus petit de taille. Son vrai nom est Azzouz Berrada.

Lalla Khadija : la femme de l’oncle Othman.

La vieille M’Barka : l’ancienne esclave de l’oncle Othman.

Allal El Yacoubi : envoyé par le fquih pour s’enquérir de la santé de Sidi Mohamed.

Salama : marieuse professionnelle.

Le messager de Maalem Abdeslem : il vient rapporter des vivres et de l’argent à lalla Zoubida.

La boîte à merveilles : le véritable ami du narrateur. Elle contenait des boules de verre, des anneaux de cuivre, un minuscule cadenas sans clef, des clous à tête dorée, des encriers vides, des boutons décorés, des boutons sans décor, un cabochon de verre à facettes offert par Rahma et une chaînette de cuivre rongée de vert-de-gris offerte par Lalla Zoubida et volée par le chat de Zineb.


–>Schéma narratif du texte

Etat initial : l’auteur-narrateur-personnage vit avec ses parents.

Force transformatrice : le père du narrateur décide d’acheter les bracelets « lune-soleil » à sa femme.

Dynamique de l’action : les péripéties de la Joutéya, l’achat des bracelets et la perte du capital de son affaire par le père.

Force résolutive : la décision du père à travailler aux environs de Fès pour se faire un capital et monter de nouveau son affaire.

Etat final : le retour triomphal du père et la famille de nouveau réunie.

–>L’emboitement du récit dans le roman:

L’auteur-narrateur-personnage raconte son enfance. C’est le narrateur l er degré.

Les narrateurs relais :

*La mère du narrateur lalla Zoubida raconte la séance du bain.

*Lala Zoubida raconte les malheurs de Rahma qui a perdu sa fille Zineb en voulant se rendre au baptême de l’enfant de sa sœur.

*Lalla Zoubida raconte sa réconciliation avec Rahma à lalla Aïcha.

*Lalla Zoubida raconte à son mari les démêlés de Moulay Larbi avec son associé Abdelkader.

*Le père du narrateur raconte les histoires merveilleuses d’Abdallah l’épicier.

*Lalla Zoubida raconte à ses voisines les malheurs de lalla Aïcha : d’abord à Fatma Bziouya puis à Rahma.

*Le père raconte l’histoire de Sidi…qui tenait boutique dans un Souk très fréquenté.

*Rahma raconte l’histoire de lalla Khadija avec son mari Othman que la vieille M’Barka lui a raconté.

*Lalla Aïcha raconte une série d’événements acolés.

*Lalla Zoubida raconte à lalla Aïcha les détails de son équipée au Souk des bijoux.

*Lalla Zoubida raconte son pèlerinage aux sanctuaires de la ville.

*Salama raconte les malheurs de Moulay Larbi avec la fille du coiffeur.

*Zhor raconte les déboires du ménage de Moulay Larbi.

*Le narrateur raconte à son père les événements survenus pendant son absence.

–>Résumé de L’ œuvre :

 L’auteur-narrateur-personnage raconte son enfance alors qu’il avait six ans. Par un va et vient entre le point de vue de l’auteur-narrateur adulte et de l’auteur-narrateur enfant, le lecteur entre dans le monde solitaire du narrateur qui malgré quelques timides amitiés ne semble compter comme véritable ami que la boîte à merveilles. En faisant le bilan de son enfance, l’auteur raconte ses journées au Msid auprès du fquih et de ses condisciples, la maison de Dar Chouafa et les habitudes de ses habitants ainsi que le souvenir de fierté de sa mère concernant ses origines et son habitude à passer du rire aux larmes en plus de son art de conter les événements d’une façon qui passionnait son auditoire. De part son genre, le récit reste un véritable témoignage du vécu de ses personnages par la fréquence des noms de quartier qui constituent une véritable cartographie géographique. La figure sereine du père est mise à rude épreuve dans le marché des bijoux quand il en vient aux mains avec le courtier avant d’acheter les bracelets or et argent à sa femme.

Cet incident précède l’annonce de la perte du capital dans le souk des haïks ce qui fait basculer le niveau de vie de la famille dans la pauvreté. Après avoir assuré le quotidien de sa famille, le père part aux environs de Fès pour travailler comme moissonneur. Aprês un mois d’absence, il rentre chez lui pour apprendre le divorce de Moulay Larbi avec sa seconde épouse, la fille du coiffeur, ce qui lui permet d’exprimer son soulagement quant à ce dénouement.

–>Plan détaillé de l’œuvre:
CHAPITRE 1:
***Evènements:
Le narrateur adulte fait état de la solitude qui semble, être son lot quotidien depuis l’âge de six ans. Remontant à son enfance, il décrit les différents locataires de Dar Chouafa, le fqih du Msid et relate sa répulsion pour le bain maure. Malgré ses timides amitiés avec les bambins de l’école coranique, les véritables amis du narrateur étaient des personnages imaginaires et les objets de sa boîte à merveille. Revenant sur le talent de comédienne de sa mère, le narrateur rapporte comment elle puisait dans le bain maure des sujets d’inépuisables anecdotes qu’elle racontait chez elle et aux voisines. Ce talent lui assurait un grand succès et incommodait le narrateur enfant surtout quand la tendance à la dramatisation se traduisait par une dispute de pallier.
***Lieux:
Dar Chouafa, le Msid à la porte de Derb Nouala, la rue Jiaf où habitait le fquih.
***Personnages:
Je= auteur-narrateur-personnage.
La Chouafa, , Driss El Aouad, sa femme Rahma et leur fille Zineb.
Fatma Bziouya et la famille de l’auteur.
Abdellah, l’épicier. Lalla Fatoum : la caissière du bain maure.
CHAPITRE 2:
***Evènements:
Après une rude journée au Msid, le narrateur rentre chez-lui. Il trouve sa mère souffrante d’une terrible migraine. Après un déjeuner improvisé, Lalla Aicha vient rendre visite à son amie. Elle réussit à la convaincre qu’une visite à Sidi Ali Boughaleb était indispensable pour sa guérison ainsi que celle de Sidi Mohamed. Seulement, après les péripéties du voyage pendant lequel il fallait se garder des ânes et ne pas se frotter aux murs sales, le narrateur se fait
griffer par un matou dans la cour de la Zaoua ce qui précipita le retour à la maison.
Bénéficiant d’un congé à cause de sa fatigue, le narrateur assiste au cérémonial des matinées, reçoit deux beignets de Fatma et un cabochon de verre à facette de Rahma.
***Lieux:
Msid, Sidi Ali Boughaleb, le cimetière aux abords de sidi Ali
Boughaleb.
***Personnages:
Le fquih, Lalla Aîcha, lalla zoubida, le chat du mausolée, les moineaux, allal, Sidi Mohamed, Driss le teigneux, un vieil ouvrier.

CHAPITRE 3:

***Evènements:
L’auteur-narrateur personnage raconte sa journée au Msid et son retour à la maison. Sa mère alluma alors une grande bougie alors que la chambre de Fatma Bziouya brillait d’un éclat inaccoutumé. Quand Lalla Zoubida sut que sa voisine s’échirait avec la lampe à pétrole, elle s’arrangea pendant le dîner pour avancer que tous les gens « bien utilisaient la lampe à pétrole et finit par l’avoir le lendemain. Elle eut alors l’occasion de soulager son cœur en pleurant le malheur de Rahma qui a égaré sa fille Zineb. Ayant enfin retrouvé sa fille, Rahma organisa un repas pour les pauvres.
***Lieux:
Msid, Dar Chouafa, quartier Kalklyine, Mechattine, Seffarine,
Et ouadine, Rsif, Moulay Driss, la maison des aveugles rue Riad Jeha
***Personnages:
Le fquih, Fatma Bziouya, la chouafa, Allal : le fournier marié à Khadija, Allal : le jardinier, deux crieurs publics, Rahma et la mère du narrateur, Driss El Aouad, les mendiants, la boîte à merveilles et ses objets.
CHAPITRE 4:
***Evènements:
Les premiers jours du printemps, le narrateur et sa mère furent invités chez lalla Aïcha qui habitait l’impasse de Zankat Hajama, Bien que modeste, la maison de lalla Aiche offrait une atmosphère d’aisance et de quiétude. Epiée par ses voisines, lalla Aîcha les loua à haute voix et chuchota à l’oreille de son invitée sa véritable pensée.
Alors que Sidi Mohamed jouait avec les enfants de la maison, sa mère et lalla Aîcha
parlient de Rahma. Moulay Larbi rentra inopinément et entretint brièvement sa femme. Lalla Aîcha raconta à son amie les malheurs de son mari. Le lendemain vendredi, la mère du narrateur raconta les problèmes de Moulay Larbi avec son associé Abdelkader. Sidi Mohamed, réfugié dans son imagination, revit le récit de son père sur
Abdalah l’épicier.
***Lieux:
Zankat Hajama où habite lalla Aicha
***Personnages:
Lalla Aïcha, la mère du narrateur et Sidi Mohamed, Driss le teigneux, les voisines de Lalla Aïcha, les enfants de la maison voisine, les femmes de Dar Chouafa, leurs maris, Moulay Larbi, le père du narrateur, Abdlkader, Abdellah : l’épicier, Si Abdenbi, Lahbib.
CHAPITRE 5:
Un mercredi, le fquih particulièrement clément, expliqua ses projets pour la fête d’Achoura. Rentré chez lui, le narrateur trouva sa mère absente en visite chez lalla Aîcha. De retour, sa mère raconta les malheurs de son amie d’abord à Fatma puis à Rahma en faisant promettre à chacune le secret. Des cris et des hurlements annoncèrent la mort de Sidi Mohamed ben Tahar. Imaginantle cortège funèbre du défunt, l’auteur se souvint de l’histoire racontée par son père concernant Sidi. qui tenait boutique dans un Souk très fréquenté.
***Lieux:
La maison mitoyenne à Dar Chouaffa, la maison du narrateur.
***Personnages:
Le fquih, Fatma Bziouya, la mère du narrateur, Sidi Mohamed, Ben Tahar, le coiffeur, une négresse, le narrateur, les pleureuses,
Zineb,les récitateurs, Driss le teigneux, Rahma.
CHAPITRE 6:
***Evènements:
Les préparatifs allèrent bon train au Msid pour la fête de l’Achoura. Le fquih distribua les travaux et forma les équipes. L’auteur fut nommé chef des frotteurs et il se vanta devant ses parents de ses multiples exploits. Le matin suivant, il accompagna sa mère à la Kissaria où elle lui acheta un gilet cerise abondamment orné. Lalla Zoubida fit encore des courses pour Kanza et lui rapporta les quelques coudées de satinettes noires. De retour chez lui, Sidi Mohamed se chamailla avec Zineb ce qui mit fort en colère sa mère
Le cœur gros, l’auteur tenaillé par la faim, rêva au jour où prince reconnu et aimé, il offrirait des repas somptueux aux mendiants.
Entre-temps, on entendit lalla Khadija chanter et Rahma raconta l’histoire du couple de Khadija, la jeune épouse avec son vieux mari l’oncle Othman.
***Lieux:
Le Msid, la Kissaria, Jouteya, pont de Bin
Lemdoun.
***Personnages:
Le narrateur et ses condisciples, le fquih, la mère du narrateur, le père du narrateur, Moulay larbi, Fatma Bziouya, Zineb, lalla khadija, la femme de l’oncle Othman, la vieille M’barka, Salem.
CHAPITRE 7:
***Evènements:
La veille de l’Achoura, les femmes s’achetèrent des bendirs et des tambours. Le père du narrateur lui offrit une trompette et Sidi Mohamed participa au Msid à l’équipement des lustres pour la nuit de FAchoura. Rentré chez lui, Sidi Mohamed apporta un brin de menthe à Kanza qui le récompensa par une poignée de grains de sésame. Le père du narrateur lui fit part de son intention de l’emmener le lendemain chez le coiffeur. Une fois chez ce dernier, Si Abderrhaman bavarda sans discontinuer avec oncle Hammad du mariage de Sidi Ahmed avec la fille de Si Omar le notaire.
Sidi Mohamed se trouva mal et son père s’empressa de le faire sortir de la boutique.
Rentré chez lui, l’auteur joua et prit un bain.
Le jour de l’Achoura, le narrateur mit ses vêtements neufs et apporta cinq francs et un cierge au Msid. Ce dernier avait une allure féerique. Une fois chez lui, le narrateur mangea un repas de fête et c’est alors que lalla Aîcha fit à la famille une visite surprise.
***Lieux:
Le Msid, la maison du narrateur, bab Moulay Idriss, Chémaine, la rue bab moulay Idriss, le quartier Sagha, Moulay Idriss, la place des notaires.
***Personnages:
Les femmes de la maison, Zineb, le narrateur, le fquih, les condisciples du narrateur, Hammoussa, Driss El Aouad, lalla Kanza, Si Abderrhaman, le coiffeur, oncle Hammad, le père du narrateur, Moulay Larbi Aloui, Sidi Ahmed, la fille de Si Omar, lalla Aïcha.
CHAPITRE 8:
***Evènements:
Avec l’arrivée de la chaleur, les mouches firent leur appatition dans la maison du narrateur où la mère les chassait à grands coups de torchon. Le Msid fut déménagé dans un petit sanctuaire ce qui améliora l’aptitude d’apprendre de Sidi Mohamed. Un lundi, le père du narrateur annonça son intention d’emmener sa femme et son fils au Souk des bijoux pour acheter à sa femme des bracelets soleil et lune. Accompagnée de Fatma Bziouya, la famille du narrateur arriva au Souk des bijoutiers. Le père du narrateur qui voulait corriger le courtier malhonnête, se disputa avec lui et disparut dans la foule des badauds. Sa famille rentra alors en pleurs pour attendre la fin des événements. A son retour, le père apporta les bracelets dont sa femme n’en voulait plus arguant qu’ils vont attirer le malheur sur son foyer. Après ces malheurs, Lalla Zoubida reçut la visite de Lalla Aîcha, lui raconta les démêlés avec le Dellal et compatit aux malheurs de son amie. Sidi Mohamed, rendu malade par tout ce tragique, en devint véritablement malade.
***Lieux:
La chambre, le petit sanctuaire, . le Souk des bijoux, le Souk des fruits secs, la maison.
***Personnages:
La mère du narrateur, le narrateur, le fquih, le père du narrateur, Fatma Bziouya, Dellal, lalla Aïcha.
CHAPITRE 9:
***Evènements:
Sidi Mohamed souffrit de la fièvre et sa mère resta aux petits soins pour lui. Une fois rentré, le père du narrateur annonça à sa femme qu’il a perdu son capital dans la cohue des enchères aux haiks. Il a pris aussi la décision de vendre les bracelets et d’aller travailler comme moissonner aux environs de Fès. Le surlendemain, le père partit en laissant à sa famille l’argent des bracelets.
Pour accélérer la guérison de Sidi Mohamed, Fatma lui apporta un Tadeffi qu’il se fit prier pour avaler. Sur les conseils de lalla Aîcha, la mère du narrateur partit en compagnie de son amie et de son fils visiter Sidi El Arafi qui habitait quartier Seffah et avait une bonne réputation.
***Lieux:
Les environs de Fès, la chambre, le quartier Qalqlyine, Sidi Ahmed
Tijani, la rue Zengat-hajama, l’ancien marché aux esclaves, le quartier Seffah.
***Personnages:
Le narrateur, sa mère, son père, Rahma, Fatma, Lalla Aïcha, Sidi El Arafi.
CHAPITRE 10:
***Evènements:
Lalla Aîcha, Lalla Zoubida et Sidi Mohamed n’eurent aucun mal à trouver la maison de de Sidi El Arafi, connu et respecté par ses voisins. Une fois chez lui, Sidi El Arafi, s’aida de son panier pour « sentir avec cœur les peines de ses visiteurs ». après avoir écouté les prédictions voilées de Sidi El Arafi, Sidi Mohamed favorablement impressionné lui baisa la main alors que sa mère et son amie lui glissèrent à tour de rôle une pièce d’argent dans la main. Rentrée chez elle, lalla Zoubida tut inhabituelle- ment sa visite chez le voyant et prétendit être allée en pèlerinage aux sanctuaires de la ville. Le lendemain, elle annonça à son fils son intention de le garder à la maison et de l’emmener chaque semaine prier sous la coupole d’un saint. Un matin, elle reçut la visite d’un envoyé de son mari qui lui apportait une douzaine d’œufs, du beurre, de Phuile et de l’argent. Lalla Aîcha arriva alors à l’improviste et pria son amie de lui rendre visite le lendemain parce qu’elle avait des choses à lui dire.
***Lieux:
Le quartier Seffah, la maison de Sidi El Arafi, le pont de bin
lemdoun, Sidi Ahmed Ben Yahia, Sidi Ali Diab, Sidi Ali boughaleb, Sidi Ali M’zali
***Personnages:
Sidi El Arafi, Lalla Zoubida, Lalla Aïcha, Sidi Mohamed, la femme de Sidi el Arafi, la chouaffa, le messager de Maalem Abdeslem, Rahma, Fatma.
CHAPITRE 11:
***Evènements:
Arrivés chez Lalla Aîcha, lalla Zoubida et Sidi Mohamed la trouvèrent en train de chasser les mouches. Quand enfin les deux femmes commencèrent à converser, elles reçurent la visite de Salama, qui raconta le rôle qu’elle a eu dans le remaringe de Moulay Larbi avec la fille du coiffeur et les déboires conjugales du nouveau couple. Sur ces entrefaites, Zhor s’annonça pour emprunter un brin de menthe et confirma par son récit les malheurs de Moulay Larbi avec sa jeune épouse. Après l’écoute du récit de Salama et de Zhor, toutes les femmes se lancèrent dans une diatribe contre le coiffeur et sa famille. Passionné par cette conversation, Sidi Mohamed renversa son verre de thé ce qui mit brusquement fin à l’ivresse verbale des femmes.
***Lieux:
La maison de lalla Aihca, le quartier El Adoua.
***Personnages:
Lalla Aïcha, la mère du narrateur, le narrateur, Salama, Zhor, Mouly Larbi, la fille du coiffeur et sa famille.
CHAPITRE 12:
***Evènements:
Un matin où flottait dans la maison un air nouveau et où tout le monde chantonnait, Allal El Yacoubi vint s’enquérir de la santé de Sidi Mohamed. Rassuré, il s’en alla informer le fquih. C’est alors que Zineb vint annoncer le retour de Maîlem Abdeslem qu’elle venait d’apercevoir près de la mosquée de bigardier. En effet, un peu plus tard, le père du narrateur rentra chez lui chargé de deux poulets et de diverses provisions. Alors que lalla Zoubida rangeait ses richesses, Sidi Mohamed raconta à son père les événements passés pendant son absence. Priant son ami Driss de monter chez lui, Maâlem Abdeslem prit connaissance du divorce de Moulay Larbi avec la fille du coiffeur. Mâlem Abdeslem bénit cette séparation et Sidi Mohamed bercé par la conversation des deux hommes, sortit sa boîte à merveilles et se laissa emporter par le sommeil.
***Lieux:
Dar Chouaffa, la mosquée de bigardier.
***Personnages:
La chouaffa, les femmes de Dar Chouaffa, le narrateur, Allal El
Yacoubi, Zineb, Maâlem Abdeslem, Driss El Aouad.

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